[Pumuckl]
Il est des artistes capable de nous surprendre à chaque écoute…. [Pumuckl] fait partie de ceux là parvenant à nous faire oublier notre quotidien environnant pour nous plonger dans l’univers ce 3ème opus «Sommeil Léger».
Pour ce 3ème essai moins expérimentateur que son prédécesseur Subutex, [Pumuckl] puise dans l’énergie et la mélancolie des ambiances post rock atmosphériques renforcées cette fois ci par un chant subtil et lancinant.
Les guitares croisent les nappes électro pour donner naissance à des mélodies sans appel, une porte entre 2 univers impossible à refermer, une sensation d’attraction si intense qu’elle régit les fonctions motrices et sensorielles du cerveau empêchant le zapping des plages auquel je soumets normalement un album lors de sa 1ère écoute.
Le voyage débute par le titre éponyme de l’album «sommeil léger», un riff semblant nous parvenir du Grand Nord nous enveloppe dans un cocon douillet, un lieu de recueillement pour cet «instant de sérénité». On est comme pénétré par la voix atypique de Stéphane qui telle une chaude lumière boréale nous entraîne dans une spirale enivrante… on a envie de se le repasser encore et encore.
Les 6 titres emportent l’auditeur pour un voyage chargé en émotions duquel on ne ressort pas indemne .
Le refrain entêtant de «Confiance» nous emporte dans une transe hypnotique «We are alone… We’re so alone» pour un dénouement tout en puissance… un cataclysme rythmique… une tension permanente et palpable … ouvrant sur «Insomnia» et sa solennité quasi religieuse.
On est comme transporté dans un no man’s land, une impression de détachement, de flottement … on se laisse envahir par la quiétude des lieux, on a envie de repousser notre arrivée et de s’étendre à jamais.
Un «wake up» surgit de nulle part nous sort soudain de notre léthargie pour introduire la 2ème composition en francais et sa débauche sonore...tout bonnement magique… qui a dit que la langue de Molière empêchait la diffusion des émotions ?
On se laisse porter par les vagues électro et la douce écume des guitares jusqu’à notre destination paradisiaque, on se dit soudain «j’aurai pas du …. J’aurai pas du …c’est toutefois plaisant mais quand même…» …des «Remords»? Non… seulement un besoin de poursuivre notre chemin qui malheureusement se conclu déjà avec «une berceuse pour soi».
30 min où notre rythme cardiaque évolue au gré des plages atmosphériques; on est subjugué par cette capacité à nous transporter dans son univers … un album touchant qu’il convient de se passer en boucles afin d’en saisir toutes les subtilités.