Orouni - Jump out the Window

«Mesdames et Messieurs, le monde va mal» NS ...
Et c’est vrai que tout ne va pas pour le mieux; les médias relaient chaque jour leur lot de mauvaises nouvelles… une seule solution s’offre à vous : «Jump out the window» et venez découvrir l’univers d’Orouni.
Formé en 2004, Orouni est un des nombreux électrons qui gravite autour de cette nouvelle scène indie parisienne où on a récemment pu découvrir le projet The Limes né de leur rencontre avec, entre autres, Toy Fight & Mina Tindle.
Après un 1er album «A matter of scale» en 2006, Orouni nous propose avec ce 2ème album, sorti sous le label MonsterK7, une pop folk enivrante à mi-chemin entre rêve d’enfant et douce folie.
Les premières notes de «Panic at the Beehive» font naître ce sourire impossible à réprimer pour le figer durant les quelques 37minutes de ce disque coloré qui nous plonge, tel un film de Michel Gondry, dans un monde où l’imagination est reine.
Chevauchez de fenêtre en fenêtre, porté par la douce voix de Mlie, à la fois frêle et forte, se muant soudain en un murmure comme soufflée par le vent. Cavalez le long des nuages pris dans un vortex d’aluminium au gré des variations électriques d’«A story of ladder» pour plonger dans une piscine d’anis étoilé.
Comment résister à cette voix rêveuse et sa faculté à nous faire retrouver notre naïveté enfantine; faisant exploser les cloisons d’une réalité dont les vagues viennent se fracasser contre nos oreilles coquillages.
Entre l’univers onirique d’un Jeff Mangum, le folk lumineux d’un Nick Drake (The pictures I’ve got), celui un peu plus énervé d’un Neil Young (The Moneylanders) ou ce somptueux «A greased and golden palm» sonnant comme une comptine qui nous ramène au «Love you» de Syd Barrett.
Les influences d’Orouni, bien que palpables, semblent pourtant nous échapper; impossible de mettre une étiquette sur ses compositions originales où la cohabitation des instruments nous amène loin de ce monde.
Destination la lagune aux sirènes d’un neverland où la fée Mina Tindle nous saupoudre son gospel halluciné, d’un timbre que l’on croyait propre aux sœurs Cassidi, comme une poussière d’étoile destinée à nous faire voyager.
A la morosité ambiante, Jump out the window oppose sa créativité et si pour Slim Gaillard, le monde entier n’est qu’un vaste Orouni, il s’adapte ici à nos pensées et à nos délires.
Alors même si vous ne comprenez pas les histoires qui vous sont racontées… accrochez vous à ce rêve !!!