Musicalarue
Luxey (40) - 14-16 Août 2009
Une fois de plus la Mygale se retrouve sur le meilleur festival du monde en France. Tout est histoire de goût bien sûr, mais ici, on ne se croit pas dans un festival mais dans une fête de village qui ne s’arrête pas pendant trois jours. Soleil, bière (ou boissons softs), pâtes bio et bons concerts font la part belle à l’été.
Vendredi 14 août
Eric Toulis
(haazheel) De retour sur la même scène qu'il y a 2 ans sur ce même festival, Eric Toulis est accompagné de 3 musiciens : piano, batterie et évidemment le mémorable contrebassiste ! Chansons d'amour, chansons contestataires et chansons pour se faire des amis, sont de la partie ainsi que les fameux portraits : celui du petit célibataire est excellent. Chansonnier des plus sympathiques, Eric est une valeur sûre et qui confirme tout le bien qu'on avait pensé de lui !
Les P'tits t'hommes
(haazheel) Retour de nos petits hommes préférés après un passage remarqué l'an dernier et la foule est déjà nombreuse pour écouter une douce berceuse, pour tenter de résoudre le mystère de l'arbre et admirer les performances du batteur. Un petit bémol avec la présence du traditionnel mec bourré à 20h (sic) qui gâchera un peu notre plaisir...
Emilie Loizeau
(niluje) Un peu sceptique après l’avoir vu il y a deux ans de cela pour son premier album, c’est sans grande conviction que je me tourne vers la jolie Emilie Loizeau. Les morceaux sont sympathiques mais un peu poussif, son numéro de charme en faisant du body percussion n’est pas sans rappeler Camille dans un style différent. Au final je reste mitigé sur sa prestation qui reste somme toute un moment agréable visuellement et musicalement.
Alexis HK
(haazheel) Ambiance mafia sicilienne pour le début du concert d'Alexis HK avec le titre « les affranchis » qui aura profité d'un bon buzz sur internet avec son clip. La suite est surprenante, Alexis réussit par son air de dandy, ses accroches aussi élaborées que ses textes et cette manière de parler, à nous plonger dans son univers où l'on ne s'étonne pas de croiser un catcheur écrivain, un coq président et un nain volant... C'est avec regret que je pars avant la fin avec la certitude qu'il fallait y revenir le lendemain !
Debout sur le zinc
(haazheel) A force on pourrait se lasser, se surprendre à ne pas apprécier le sourire de Simon, à ne pas danser, à ne pas applaudir et crier de joie sur « J'ai », « La déclaration » ou encore « Les Moutons ». On pourrait ne pas aimer le levée de contrebasse de William, ne pas être emporté par tous ces morceaux devenus avec le temps des classiques... et bien... non ! DSLZ voit sa popularité grandir, affine sa tournée et offre sans aucun doute un condensé de leur vécu sur scène depuis plus de 12 ans ! On en redemande encore et encore !
Izia
(haazheel) Après son passage à Pause guitare, je ne pouvais que me précipiter pour revoir Izia ! Première surprise, le batteur a changé (dommage, même si le nouveau s'en sort très bien) mais aussi une petite surprise avec une Izia visiblement fatiguée. Après un mois et demi de tournée et vu ses prestations, je suis même surpris qu'elle tienne encore debout... Après avoir enchaîné des titres comme « Lola » ou « Back in town » en poussant sa voix au maximum, on sent bien que la voix faiblit et Izia le reconnaitra. Elle demandera des applaudissements pour se remotiver et finira ce concert en enlevant sa robe (soutien gorge noire pour les curieux) et en donnant tout ce qu'elle pouvait offrir ! Une putain de bête de scène pour ceux qui ne suivent pas !
Samedi 15 août
Yukulele Boyz
(niluje) Démarrage au calme en cette fin d’après midi où on cherche tous l’ombre avec les Yukulele Boyz. Une formule pour le moins atypique mais totalement déjantée : chanter des medleys des standards aux ukulélés. Tout y passe les Cure, Trust, Grease, il y en aura pour tout le monde.
Alexis HK
(haazheel) Avec les impressions de la veille, je ne peux que me précipiter pour être bien placé et profiter du set tranquillement. Et quel concert ! Gaspard et Mitch sont de la partie, on passera faire un tour dans la maison des ronchonchons, on assistera à la triste fin de la fille du fossoyeur et l'on s'apercevra qu'effectivement « elle » est belle quand on a bu ! Les textes et la musique sont différentes, ne ressemblent à rien et Alexis HK réussit à se démarquer de tous les autres groupes de chansons. Quel plaisir d'entendre les réactions du public à la fin de la chanson « Chicken manager », je ne vous gâche pas la surprise mais vous allez certainement devoir l'écouter 2 fois ! Alexis HK est donc la très bonne surprise de ce Musicalarue 2009, même s'il ne vient pas vraiment d'apparaitre dans le paysage.
La rue Kétanou symphonique
(haazheel) La rue Kétanou de retour à sa maison. Il faut dire que Luxey les accueille régulièrement mais cette fois-ci il y a quelque chose de plus... Le set débute normalement avec seulement 3 personnes sur scène mais rapidement, un orchestre symphonique vient réorchestrer les chansons du groupe. Car le JOSEM est une fois de plus sur scène et c'est un plaisir pour tout le monde. Tout particulièrement pour le chef d'orchestre qui sautera autant que les membres de la Rue Kétanou. L'apport de l'orchestre est indéniable et le tout donne une plus grande consistance aux titres, une collaboration de toute beauté pour les 20 ans du festival !
Mell
(haazheel) A chaque concert de Mell, je découvre une nouvelle formule. Aujourd'hui, c'est Mell seule mais qui jouera de la guitare bien évidemment mais surtout du piano ! Le rock punk de la jeune fille a toute sa place dans le festival et on appréciera particulièrement la chanson au refrain si compliqué : « Yeah yeah yeah ouh ouh ouh » ainsi que « KO Social » et « Porcherie ». Et pour les « vieux » connaisseurs, le traditionnel « Pied en pleine face » ! Un très bon set même si à choisir je préférais la version en duo.
(niluje) Petite déception du week-end, MeLL. Les morceaux sont toujours bien écrits, l’humour avec le public est bien là, mais en solo le concert manque de rythme et de folie ; encore plus quand elle est à la guitare et aux percus avec les pieds l’empêchant de parcourir la scène. Malgré tout on passe un bon moment sans vraiment prendre son pied (en pleine face), mais les morceaux du prochain album à venir ne manquent par contre pas de piquant, et mettent en haleine.
Les Hyènes
(niluje) Nouveaux habitués de Luxey (3 années de suite) voici l’énergie rock/punk des Hyènes qui vient faire trembler la scène St Rock. Comme toujours le show est chaud bouillant avec la charmante Valhère qui viendra chanter une de ses compos. Malheureusement tout se passait bien jusqu’au drame, à savoir l’arrivée de Cali pour un avant goût du Bordel Tour. Trop de trop tue le trop et avec Cali, dès son arrivée il éclipse les Hyènes par son omniprésence … sur ses morceaux car dès qu’il s’agit de ceux des autres, il fait moins le fanfaron. Le problème de cette future tournée sera de faire comprendre au public de Cali que les Hyènes ne sont pas un backing band mais bien un groupe à part entière.
Les P'tits t'hommes
(haazheel) Second tour de chant pour nos toulousains et quel succès ! Le théâtre déborde et le public ne fera que grandir durant le set. Les réactions autour de moi sont enthousiastes et le vendeur de bisous devra faire un second passage pour combler le public ! Manu Galure se permettra même une petite excentricité avec un... saut sur le public ! On espère que Musicalarue les aura adoptés définitivement et que nous pourrons les revoir dans quelques années.
Dimanche 16 août
Apéro au Cercle avec le JOSEM
(niluje) Après deux jours fatigants, quoi de mieux qu’un apéro au centre du village avec le Josem et leur non moins charismatique chef d’orchestre Nicolas Lescombe sautillant comme hier soir sur des morceaux classiques, des compos ou des reprises. Les yeux encore un fatigués des jeunes musicien n’entacheront pas leur enthousiasme après leur réussite de la veille. Un vrai plaisir trop peu souvent partagé.
Syrano
(haazheel) Un nouveau groupe, un nouvel album et une nouvelle tournée ! Enfin du sang neuf et même s'il était un peu tôt, notre Syrano réussira à faire bouger le public. Avec « Origami » mais surtout « la marche des géants d'acier », Syrano emballe un public surprit par le mélange rap/chanson qui s'affirme avec une vraie batterie (enfin !). Petit détour sur le trottoir de la chanson avec « Garçon de joie » et surtout « Bleus », un titre écrit suite à la victoire d'un parti politique très... bleu. Syrano (et son compère Cherzo) sont de retour et si vous aviez raté ce groupe lors de la tournée précédente, on ne peut que vous conseiller d'y aller... et vite !
Hurlements d’Léo
(niluje) Quatrième fois de la saison que je me retrouve devant les HDL nouvelle formule et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’à chaque fois le groupe est de plus en plus au top. De plus ici ils sont à la maison, alors ca envoie encore plus et le groupe à vraiment plaisir à jouer. Les morceaux phares sont là : Sanizette, la malle en mai, des tigres et des panthères … tout y passe. Et ce n’est pas la venue des Ogres de Barback sur scène pour un détour par la Gare de Caen qui rafraichira le public.
Les Ogres de Barback
(niluje) Dernière date de la tournée estivale des Ogres, et Luxey c’est un peu comme une seconde maison. Alors en famille ils donnent tout ce qu’ils ont. Leur nouveau spectacle est vraiment époustouflant de part les nouveaux titres interprétés qui rentrent vraiment dans leur univers toujours littéraire et pleins de métaphores. Notamment lorsque Fredo chante les oiseaux qu’il voit s’envoler de sa fenêtre juste après avoir interprété Les Oiseaux de Passage de Brassens. Là encore deux moments fort du festival : le retour de politesse des Hurlements qui viendrait chanter Jojo sur scène, décidemment ce soir il y a vraiment un air et deux familles sur scène. Le dernier moment fort du festival sera la partie bootlego-rock du concert où viennent se caler plusieurs de leurs influences comme Mano Negra, Noir Désir et NTM. Un pur plaisir pour terminer en beauté le festival.
Une fois encore Musicalarue nous a offert 3 jours de bonheur musical, de belles surprises et quelques découvertes. Le cadre ne change pas et c’est tant mieux car ce festival reste à taille humaine bien caché dans les forêts de pains des Landes qui malheureusement ont été un peu décimés cet hiver. L’organisation reste au poil : pas de bousculade, on circule aisément même après les gros concerts, et peu d’attente aux différents stands de ravitaillement. Vraiment LE festival à conseiller.