Olivia Ruiz, Juliette, Les Wriggles
Albi - 08 juillet 2006
C'est la ville d'Albi qui accueille le Festival Pause-Guitare cette année. Et pour cette soirée l'affiche est des plus alléchante : une personnalité bien trempée en la personne d'Olivia Ruiz, une Grande Dame de la chanson française avec Juliette et pour terminer : un spectacle des Wriggles.
Le tout se déroule au pied de la cathédrale, en plein centre d'Albi : cadre magnifique, acoustique excellente, organisation parfaite : déjà merci pour la soirée !
19h01 précises ! C'est ponctuel et c'est avec plaisir que les 5 musiciens montent sur scène suivi par la « petite dame en rouge à pois blancs », j'ai nommé : Olivia Ruiz !
Pas le temps de réaliser que ça va commencer, qu'Olivia nous envoie en pleine figure : « Don Quijote ». Autant vous dire que ça réveille ! Après 2 autres morceaux, elle relève la tête, sourire aux lèvres, et discute tranquillement avec nous : elle remarque que certains sont encore en plein soleil, contrairement à nous qui sommes protégés par la cathédrale (mais debouts ... on ne peut pas tout avoir !). L'accent est toujours là, c'est évidemment moins impressionnant à 100 kilomètres de son village natal mais quand même, elle a un accent prononcé, cette jeune fille.
Accompagnée par un accordéon, une batterie, une guitare , une basse et un clavier, le groupe nous tiendra en haleine pendant plus d'une heure ! Pas de temps mort, des vagues d'énergie non-stop et Olivia qui danse et chante les cheveux en vrac sur le visage : bluffant !
L'introduction pour « thérapie de groupe » durera presque 5 minutes : elle nous expliquera qu'elle n'a plus le droit de retourner à Marseillette depuis que sa famille à entendu ce morceau ! Il faut reconnaître que la famille en prend pour son grade (surtout son grand frère en fait).
Evidemment, pour la chanson « j'aime pas l'amour », Olivia remerciera Juliette (qui lui a offert cette chanson) mais pas de duo (j'avoue que je l'espérais un peu ... dommage). A la fin de cette chanson, quelqu'un dans le public lancera un discret « Et Mathias alors ? » qui fera réagir sur scène mais je vous laisse éplucher la presse people pour comprendre.
Pour le bide de la soirée, c'est la chanson « i need a child » qui remporte la palme car pour introduire ce morceau, elle en appelle à l'instinct maternel des femmes présentes et ... pas grand monde ne réagira ! Du coup, Olivia rebondit en nous disant « Je viens de faire un bide là quand même... Bon ben en parlant de bide je voulais parler d'enfant. » La blague de la soirée merci bonsoir ! Enfin on lui pardonne, la chanson est excellente.
En fin de set, Olivia chantera « Cabaret blanc », le ragard fixe à sa gauche, et offrira la chanson à ... sa mère qui est venu assister au concert de sa petite !
A découvrir d'urgence sur scène si vous avez échappé à l'effet « victoire de la musique » ! Vous ne regretterez pas.
La foule s'est agrandie pour accueillir la grande dame de la soirée : Juliette !
Une silhouette unique ! Un look impressionnant et un charisme à faire fermer le clapet de pas mal de monde : Juliette est là et bien là ce soir !
Le concert débute par « Mutatis Mutandis » - un morceau en latin à proximité d'une cathédrale- et ce sont les 6 musiciens habituels qui sont de la partie pour accompagner ce « monument » de la chanson. Avec 6 musiciens c'est encore plus de spectacle dans le concert !
Et c'est parti pour un concert qui commence par le début de la Présentation du groupe : "l'appât à chouchou" (vous verrez ça marche !) ; le Fayot du groupe - et il a beau fayoter il sera malmené le pauvre pianiste : il reviendra le visage "en sang" des loges quand même ! (non aucun musicien n'a été blessé durant le spectacle).
L'introduction la plus longue sera sur « le congrès des chérubins », Juliette sera atteinte de triple schizophrénie : un chérubin, elle-même et un marseillais dans toute sa splendeur ! C'est tout de même rare de se retrouver à pleurer de rire pendant un concert quand même !
Pendant la chanson les musiciens nous montreront leur talent : 5 d'entre eux imitent le lapin et le Fayot, lui, tentera une imitation de princesse. Tout ça suivi de prêt par une intervention du Marseillais qui nous expliquera les dangers de la flûte à bec (mais si, vous savez, l'instrument de torture pour collégien) qui liquéfie le cerveaux ! Puis de l'analyse d'ADN et du n'importe quoi sur les experts du FBI par Madame Juliette ! DELIRANT !
Autant vous dire que ce dernier morceau live prend une ampleur énorme : et je ne vous ai pas raconté la moitié des blagues ! Fabuleux !
Juliette taquinera les organisateurs en faisant remarquer que dans tout festival digne de ce nom, on a un écran géant ! (certains un peu excentrés avaient du mal à voir tout ce qui se passait sur scène)
La quasi totalité des morceaux venait du dernier album. Mais en rappel, c'est une chanson du grand Michel Jagueur qui sera interprétée par Madame Juliette et ceci tout de cuir vêtue. La frime quand même, surtout de la voir à la guitare électrique.
Du pur spectacle et une voix fabuleuse pour un grand show ! Du pur, du grand, du dur ! (comme le disait la jeune mariée ... désolé).
La scène est totalement vidée pour accueillir les Wriggles.
Je ne connaissais pas du tout le groupe et je ne savais pas du tout à quoi m'attendre : et bien j'aurais assisté à un spectacle plus qu'à un concert. es 5 membres du groupe sont tous habillés à l'identique : tout en rouge avec un micro/casque et une chaise de bureau pour chacun.
C'est plus du spectacle/théâtre qu'un concert. Les 5 artistes ne cesseront de bouger, tourner, sauter à travers toute la scène.
Les chansons sont parfois légères (par exemple celle sur les montgolfières), et parfois engagées (homo-parentalité). Elles sont toutes interprétées à 5 voix et 2 guitares. Une de mes préférées pour la soirée : le Voisin du dessous ! Très très drôle !
Je ne suis pas étonné de les avoir vu passer à l'affiche au Printemps du rire sur Toulouse. C'est vrai que leur spectacle est plus théâtrale que musical, du coup je pense rapidement investir dans le dvd plus que dans les cds.
Une soirée inoubliable !
Les générations de grandes dames de la chanson se suivent sans se ressembler mais quelque chose les rapprochent : cette énergie qui se dégage lors de leur concert, et je vous promet qu'on est reparti du concert le sourire aux lèvres et des souvenirs pleins la tête !
Un cadre parfait - je ne le répéterai jamais assez - qui a rajouté au plaisir de découvrir/redécouvrir ces artistes.
Une fois de plus merci Olivia et Juliette et merci aux Wriggles que j'ai donc découvert ce soir là ! A très bientôt !