Après une nuit de sommeil réparatrice, nous retrouvons nos deux intrépides chroniqueurs mygaliens sur la presqu’île pour une deuxième journée de teuf. Encore un sacré programme au menu des festivités avec dans le désordre : Garbage, Cake, Ez3kiel et Nosfell, Ghinzu…
Réveil difficile
Anslab : Samedi matin (c'est-à-dire vers 14h) réveil difficile, direction les douches au passage, je ne peux m’empêcher de passer devant la plus grande mini rampe démontable du monde (et oui madame) sur laquelle de jeunes mecs funs (pour la plupart des grosses stars) font des démos de BMX (ces derniers sont d’ailleurs acclamés chaque fois qu’ils se rétament, je ne sais toujours pas si c’est par moquerie du public ou pour saluer le geste qu’ils ont entrepris avant la chute fatale…). Petit détour aussi par la tente sous laquelle on assiste à un match de foot robotique opposant la France (représentée par l’UTBM) aux Pays-bas (représentés par l’Université de Twente), match qui verra systématiquement une victoire écrasante des hollandais (sans doute due au soutien psychologique que ceux-ci reçoivent de la part des deux jeunes donzelles qui ne sont présentes qu’à cet effet. Passées les petites conneries de début de journée, je reprends la route (toujours les traverses), direction la presqu’île du Malsaucy pour une affiche encore bien alléchante.
OT : La journée de samedi promet d'être longue, après une longue nuit salvatrice, et en pleine forme, on attaque dès 16h30 avec Cake sur la grande scène pour un spectacle marqué par les déboires d'Air France. Pour ma part c'est la journée du concert le plus attendu des Eurockéennes, mais ne vais-je pas être déçu après une telle impatience de voir la création Nosfell et EZ3kiel?
Tranche de Cake
Anslab : Arrivée devant la grande scène pour assister à l’ouverture de la journée par une des grosses têtes d’affiches de cette 17e éditions, j’ai nommé les Américains de Cake (en effet, c’est un nom merdique. C’est quoi ton groupe ? Gâteau. Ah bon…). Dès les trente premières secondes suivant la montée sur scène du groupe, on apprend que Air France a perdu la guitare du leader et que celui-ci est super vénère. Je pense que s’il n’a pas médit sur la compagnie aérienne 150 fois, il ne l’a pas fait une seule fois. Passé ce petit malentendu, les quatre gâteux (pardon mais le jeu de mots est vraiment trop facile)(pour ceux qui n’auraient pas compris gâteau, gateux, c’est bon, ça va mieux) offre un set super calme, reposant entre blugrass, blues, folk… Ils réaliseront une grande première de ce festival en jouant sur la grande scène une chanson en ternaire (je ne sais pas si ça s'est déjà fait mais pour un festival de rock, c’est assez rare pour être signalé). Au fil du concert, on découvre un chanteur affable, qui blague volontiers avec son public, raconte un peu sa vie, mais c’est très sympathique et pour le moins bon enfant. Même si ce concert ne marque pas les esprits, il laisse un arrière goût fort appréciable, un fond de bonne humeur, un grand coup de frais et de musique tranquilou pour se préparer à la suite des évènements qui s’annonce beaucoup plus électrique et musclée…
Après midi découverte
OT : The national joue en même temps que Torm, je préfère cependant aller voir ces derniers (vainqueur du tremplin Lorraine) car l'overdose des groupes en "The" est bien réelle, au risque de passer à coté d'un concert sympa. Bien m'en a pris, car la découverte est fort agréable et inopinée. Ces 3 musiciens déjantés viennent de Zorg, une planète d'allumés où les multiples délires facétieux des acolytes participent à la bonne humeur communicatrice.
Les grosses guitares passent la main à une ambiance guinguette tout en passant par des passages world, psychédélique comme death métal et même vers un chant tyrolien mais toujours dans l'esprit déconne. Ce cocktail des plus étranges fédère la Loggia et peu renonceront à assister à la fin du show complètement fou des lorrains.
C'était une bien belle opportunité offerte par les organisateurs, et ils n'ont vraiment pas été déçus pour leur première grande scène. Assurément un groupe à découvrir, leur album sort en fin d'année. Je regrette d'autant plus la découverte tardive du stand live music, qui proposait les cds fraîchement pressés du live de la journée, mais malheureusement épuisés...
Vous avez dit Mastodon ?
Anslab : Sur le coup de 18h (donc en fin de matinée, oui oui) j’arrive sur la plage pour assister au show de Mastodon, perle metal made in US comme on n'en fait plus (enfin plus trop, les jeunes, cette bandes de dégénérés préférant s’adonner aux joies contre nature du néo metal). Et là, comment vous dire ? Je pense que le mieux à faire pour vous c’est de chercher sur le site des eurocks (chaque groupe s’était vu filer un appareil photo jetable et les photos sont publiées sur le site, celles de Mastodon sont très éloquentes…). Au programme : concours de head banging et solos monstrueux, du beau, du bon (non pas dubonnet). Au delà de l’évidente violence musicale (mais c’est pour ça qu’on écoute du métal non ? C’est pas juste pour faire chier les voisins…), des compos d’une richesses surprenantes et au mouvements mélodiques que le connaisseur saura apprécier à sa juste valeur. Il n’est point question de se contenter de mettre l’ampli 1kW Marshall sur 10, de brancher cinquante pédales distos en série et de se contenter de balancer des bons gros accords de puissance et d’écouter le gros son qui sort. Les compos sont soignées, le chant est (parfois) compréhensible. Impossible toute fois d’approcher le devant de la scène sous peine d’être immédiatement réduit à pas grand-chose d’identifiable… On en ressort moulu mais heureux de savoir que le métal ne se limite pas (encore) à des merdeux décolorés qui font de la daube en mettant un DJ pour faire comme les copains…
Samedi à Belfort, ce n’est pas le jour du mariage.
OT : Retour sur la grande scène pour voir la coqueluche des médias, Amadou et Mariam, le peu de ce que j'en avais entendu sur cd était sympathique tout en n’étant pas révolutionnaire. Ils ont ramenés avec eux la chaleur du Mali et c'est parti pour 1h de spectacle à la place de l'apéro.
Mais justement où est le spectacle? On a droit à 2 chanteurs complètement statiques, évidemment ils sont aveugles, mais cela donne vraiment une impression bizarre de voir ces 2 "marionnettes" tourner une fois à gauche, une fois à droite, et qui disent "bouge bouge bouge" toutes les 30 secondes. Heureusement que les autres musiciens sont la pour donner un peu de vigueur à l'ensemble mais l'ensemble parait mou et la lassitude prend rapidement le pas sur le plaisir musical.
Tout ce qui faisait le charme de leurs chansons sur album n'est plus présent sur scène, l'apport de la voix de Manu Chao, les samples et ritournelles du même monsieur, bien que déjà utilisées maintes fois, elles sont toujours efficaces. Pour parfaire le tout, les paroles niaises "Le dimanche à Bamako, c'est le jour du mariage..." ne participent pas à changer mes impressions. Merci Manu d'avoir remis au goût du jour les soporifiques maliens...
Lourd dilemme entre ETHS sous le chapiteau ou Bonnie Prince Billy sous la Loggia, cela sera de très courtes minutes sous la loggia àécouter un peu de country mais l'appel de la pelouse autour d'une tranche de pastèque bien fraîche sera rapidement le plus fort. Difficile de passer de tant de styles musicaux en si peu de temps.
Ghinzu séduit la presqu’île
En début d’après midi, c'est-à-dire 20h30 (je sais que ma blague commence à être merdique mais que voulez vous, quand j’en tiens une je la lâche plus…), LA révélation de l’année, j’a nommé Ghinzu, le groupe qui a ouvert la voie à la nouvelle scène belge (avec des groupes comme Hollywood Porn stars…) et qui a su renouveler le rock en ce début de 21e siècle, en faisant fi de la niou ouève rivaïvol qui fait fureur chez nos amis ricains et british… Entrée sur scène majestueuse, sur la marche impériale (vivi la même que celle de Star Wars), les cinq arrivent, chaussent leurs instruments (j’aime cette tournure, même si elle ne plaît pas, je la ressortirai) et entament leur set. Tout y passe d’un Reign Of High Voltage Queen, jusqu’à l’inévitable Do You Read Me, en passant par Jet Sex ou encore Till You Faint. Branché sur une pile à combustible (image complètement ridicule là encore) John Stargasm (pour ceux qui suivent pas c’est le beau gosse qui chante) va littéralement se lâcher. On m’avait parlé de concerts décevant car on sentait bien que le groupe n’était pas au mieux de sa forme ou encore se retenait pour quelque raison que ce soit, ça n’a pas été le cas à Belfort. Après une demie heure de concert, le même John lâche malicieusement “On va pouvoir commencer le concert maintenant qu’on a fini les échauffements“. Tout le monde comprend, le groupe enchaîne sur Do You Read Me, énorme succès en radio et le public se montre ultra réceptif. Au final, on pourra dire que oui, bien sûr, tout ça sent un peu le groupe qui sert souvent le même concert (en même temps allez m’en trouver des groupes qui sont méconnaissables d’une fois sur l’autre), c’est vrai que les cinq ne s’adressent pas beaucoup à leur public, mais j’ai envie de dire que des fois, la communication se passe de la parole… (J’aime cette fin cul-cul).
Nosfell et EZ3kiel : Le summum
Je troque la fin de leur prestation pour une bonne place pour le concert qui m'a fait venir aux Eurocks et faire monter un peu la pression, si besoin en était, avec quelques flooders venus conquérir les terres belfortaines. Je reste quasiment muet, impossible de communiquer tellement l'impatience est grande, mille pensées me traversent l’esprit "que va donner le mélange ?", "ne vais-je pas être déçu ?"... Il faut dire que l'association entre l'électro dub indus d'EZ3kiel et le folk rock si atypique de Nosfell est vraiment improbable. Les nombreux doutes persistent en me remémorant les quelques propos que j'avais pu échanger avec les EZ3kiel la veille (concert de quarante-cinq minutes, trois chansons de chaque groupe plus une reprise, ils ne se connaissaient pas avant et ont seulement travaillé huit jours ensemble...). Les minutes sont interminables, il est temps de se ressaisir, la création va bientôt commencer.
Cinq grands voiles sont en place sur scène, derrière chacun on devine les instruments de chaque musicien, et seront certainement les écrans des projections vidéo. Les premiers sons parviennent à mes oreilles, la machine infernale a démarré. Les trois d'EZ3kiel et les deux de Nosfell apparaissent chacun derrière leur voile, une intro longue et langoureuse, la voix si particulière de Labyala entre en action dans ses aiguës les plus poussées, tout ceci sublimé par l'électro des trois tourangeaux.
Quelques notes plus tard, le grand vide s'effectue autour de moi, je ne vois plus personne, la musique s'accroche à mes tripes, et je ne peux répondre que par un sourire ou des mouvements saccadés. Leur monde créé pour l'occasion s'offre à nous, et chacun s'immerge à sa façon entre les superbes projections, les voix divines de Nosfell et l'électro charmeur d'EZ3kiel.
"Smoke", "Shaunipul", "How do u sleep ?" ou "Phantom land" chantés par Labyala prolongent l'état rêveur et l'immersion au milieu de tous ces sons plus magiques les uns que les autres. L'univers enchanteur se poursuit devant le regard hagard du public, beaucoup sont bouleversés, rares sont ceux qui n'ont pas le sourire accompagné de la petite larme des moments les plus intenses. La musique est si fluide qu'on la laisse se promener dans nos veines comme pour mieux la ressentir.
Les yeux ne sont pas en reste, et sont complètement ébahis devant les projections d'une beauté magistrale et qui se fondent dans une parfaite osmose avec les sons. On admirera sur les toiles des bougies croiser des visages, des cadrans d'horloge... un magnifique condensé du savoir-faire en la matière de Yann, le bassiste. Les rideaux tomberont un à un dévoilant chacun des musiciens.
La seconde partie du spectacle est plus énergique, elle sera l'occasion de laisser libre son corps pour évacuer les fortes doses d'émotion ingurgitées sans se soucier du "qu'en dira-t-on ?". Le plaisir est si profond qu'un peu d'égoïsme ne peut faire de mal. La reprise est une chanson de David Bowie et de Trent Reznor (Nine inch nails) "I'm afraid of Americans", jouée dans une version intense et violente avec Labyala et Pierre Le Bourgeois au chant. On découvre la part cachée de rockeurs des deux groupes, même si on s'en doutait un peu, là les guitares se font virulentes et ce n’est pas sans plaisir que l'on glisse d'une ambiance à l'autre. Le ciel se couvre, l'atmosphère en devient électrique, la rage se fait de plus en plus présente, les deux groupes sont en parfaite symbiose, on jurerait que cela fait des années qu'ils jouent ensemble.
Labyala n'oublie pas ses célèbres contorsions pour en donner toujours plus au public qui n'en demandait pas tant. Le concert se terminera dans un déluge de décibels avec le somptueux "Gouz Mandamaz", prolongé à l'infini, Nosfell n'en finit plus de faire des démonstrations de son hallucinante voix pour notre plus grand bonheur. Les larmes, les poils, les sourires, les agitations, tout laisse croire à un concert magique mais qui trouve malheureusement déjà sa fin sous une acclamation comme j'en ai rarement vue. Le public hurle, tape des pieds, des mains, avec comme ultime espoir le retour sur scène des cinq génies, mais au bout de dix minutes d'un rappel fou, il faut se faire à l'idée qu'ils ne reviendront pas, le temps alloué est écoulé.
Tous, le regard perdu, sont dans leur nuage, peinent à comprendre ce qui vient de se passer, On n'a pas assisté à un concert d'EZ3kiel, ni à l'un de Nosfell mais tout simplement à du Nosfell puissance EZ3kiel, le résultat fut tout bonnement ultime. Le genre de concert qu'on est pas près d'oublier, et je pense même que ce soir-là, le duo a taquiné les merveilleux souvenirs, du moins au niveau émotionnel, que j'avais d'une certaine soirée parisienne du 17 novembre 2003 où les cinq d'Oxford (Radiohead) m'avaient laissé une trace indélébile de leur passage à Bercy, c'est dire la qualité de la création... Les quelques quarante-cinq minutes auront amplement suffit aux 10 000 personnes présentes pour succomber au charme et elles ne manqueront pas de le faire savoir. Le mélange des musiques de ces surdoués ne pouvait en être autre ! Je rêverais de revivre cela un jour.
La sensation Bumcello
Autre grande sensation musicale du moment, le duo d’instrumentistes de génie Bumcello. Trois set aux Eurockéennes (un par jour donc), le premier, se cantonnant au Sound System en compagnie de Stan Beckford et Shalom. Le second sous le Chapiteau avec Chocolate Genius et la chanteuse Shushella Raman et le dernier sur la Plage avec Omar Hayat Mama Ohandja et Seb Martel. Deux membres des Rita Mitsouko avaient été annoncé mais on finalement dû annuler (au grand dam de la plupart des festivaliers). J’aurais dû les voir il y a quelques semaines mais je n’avais pas pu pour cause d’Effervessones et d’Iggy Pop (serait-ce offensant de dire que le choix a été vite fait ?) mais là, autre grande claque. Premier constat : les deux sont tout simplement virtuoses. Autant les quatre membres parfaitement indépendants du percussionniste peuvent être impressionnants, enchaînant les rythmes endiablés et entraînants, autant le violoncelliste sait sortir de son instrument des sons inattendus, passant d’un registre typiquement rock aux sons saturés et distordus à un registre beaucoup plus world avec une aisance remarquable… Se laissant entraîner dans l’univers musical hors norme du duo, le public se montre plus qu’emballé. Pour les sceptiques qui pensent que la recette peut lasser au bout d’une heure, les invités du jour, j’ai nommé Chocolate Genius, et surtout la magique Shusheela Raman, à la voix plus qu’envoûtante, qui achèvera de convaincre un public déjà largement conquis par une des prestations les plus magiques de ces Eurockéennes.
Grande scène : la fougue de Cali, le charme de Shirley
O.T : Evidemment après un concert de cette trempe, difficile d'aller écouter attentivement Cali qui vient de s'emparer de la grande scène, le moment est plutôt venu d'essayer de réordonner dans sa tête tout ce qui vient de se passer, et bien ranger les souvenirs afin de ne surtout pas les oublier. Ce serait tellement dommage. J'arriverai finalement à traîner mes guêtres pour assister au final du perpignanais, qui assura un show digne de la grande scène, une traversée du public jusqu'à la table de mixage, façon Mathias Malzieu de Dionysos, un "C'est quand le bonheur" très rock'n'roll...
Garbage réussira le difficile pari de me sortir un peu de mon état semi comatique suivant le concert quelques heures plus tôt.
Les joies du sans fil nous laissent admirer une scène vide de retour... Etonnant mais au moins cela laisse la place aux musiciens d'occuper l'espace. La très jolie Shirley Manson s'en donnera avec plaisir, posera pour dévoiler ses charmants atouts, tout en s'efforçant de pratiquer un maximum le français entre les chansons avec son accent succulent pour s'attirer l'attention des foules, qui se complait à l'écouter attentivement. La douce voix de la belle écossaise ne laissera peu de monde indifférent.
Le set est construit pour la plupart autour des 2 premiers albums, ce qui n'est pas pour me déplaire, tant j'avais apprécié ces 2 cd, et bien sur une mise en avant du dernier sorti "Bleed like me". "Stupid girl", "Queer" version calme pour l'intro, le dernier tube "Why do you love me?", "Only happy when it rains", le détonnant "Push it", "Special, "I think I'm paranoid" et les plus récents "Run baby run", la très jolie "Bleed like me" (qui passe très bien en festival Madame Manson !) ...
Le show est très électrique, carré, impeccable, le son n'étant pas en reste, on assiste à concert très pro mais très plaisant tout de même. Une bien belle conclusion de la soirée sur la grande scène pour un groupe qui mérite amplement son statut de star internationale. Dans tous les cas le public a pris du plaisir et c'est bien là le principal, tout comme le groupe, visiblement très satisfait et qui n'hésitera pas a photographier l'impressionnante foule ou remercier abondamment les spectateurs.
Je n'avais pas pris le temps d'écouter attentivement le dernier album, leur prestation m'a plus qu'encouragé à combler cette lacune, et même d'aller les revoir si jamais ils passent dans le coin tellement cela m'a plu.
Cocktail electro-hip hop ou confort du matelas ?
Sur le retour, je m'arrêterai sous le chapiteau voir le dijonnais Vitalic une dizaine de minutes, son électro, qui n'est pas sans rappeler Air, est vraiment plaisant à écouter mais encore une fois la fatigue l'emportera. J'aurai d'autres occasions de les voir.
Tirant dans mes dernières forces, je me hisse jusqu'a la scène de la plage pour voir de court instant Dalek qui produit du hip hop carburant aux gros samples électriques, mais ce n'est vraiment pas ce dont j'ai besoin avant de rejoindre mon doux matelas.
Je fais demi tour et c'est encore une fois complètement épuisé, que je rentre au camping, plus agité que la veille, cela doit être l'effet samedi. Je préfère me réfugier sous la tente, les souvenirs se bousculant, mais on ne peut plus heureux de la journée passée. EZ3kiel et Nosfell, Garbage auront été les temps fort de la journée.
Merci au staff presse des Eurockéennes Photos Territoire de Musiques : Carnovali, Belossat, Roest, Stoll, Gable et Vatin
Specials thanks d'OscarTramor: Renaud le chauffeur fan de Brassens et des chaises longues SFR, Fred, celui qui tient la route toute la soirée, Baptiste pour tout, la déjantée Tox pour les corrections orthographiques