Déjà un an que j'avais mis les pieds dans ce festival, après celui ci aucun ne fut pareil, tellement tout est grandiose à Luxey.
Cette année Mass Hysteria, Florent Vintrigner, La Phaze, Babylon Circus, Smooth, Amadou et Mariam, Jamait, Didier Super, Romain Humeau, Mon cote punk, Camille, Wally, Oshen, Karpatt, et bien d'autres encore s'étaient donné rendez vous dans les Landes.
Vendredi 12 août : Première journée poussive.
Après quelques ennuis de Mégane bleue, on arrive enfin à Luxey et si ce n’était un problème de communication avec les dames en jaunes, on aurait pu assister aux premiers concerts de cette édition 2005 de Musicalarue. A première vue, ils ont tout de même fait de nombreux progrès question organisation et le camping presse est situé juste à l’entrée du festival, pour notre plus grand bonheur. Juste le temps de monter la tente et de s’extasier sur la technique d’OscarTramor puis on court vers notre 1er concert du week end.
Amadou et Mariam : Un vendredi à Luxey.
Djool : A peine arrivé devant la grande scène et on ressent aisément l’effet "victoires de la musique", d’ailleurs on ne reverra pas une telle foule jusqu’au dimanche soir.
D'Amadou et Mariam, je ne connaissais que leur dernier album "Dimanche à Bamako" ; j’arrive donc sans a priori pour découvrir le son du "couple aveugle du Mali" dépourvu des extravagances sonores de l’ex leader de la Mano. Le groupe qui les accompagne est composé d’un percu dread lockés hyperactif, un guitariste/ bassiste, un batteur et un clavier DJ.
Force est de constater que leur jeu de scène est des plus dépouillé mais on ne peut évidemment pas les blâmer d’autant que leur enthousiasme et leur apparente joie de se trouver à Luxey se communiquent très vite à toute l’assemblée.
Sur scène, les chansons, mélange de français et de malien, portées par des mélodies entêtantes prennent une ampleur différente ; ôtées de toute production "manuchalienne" (même si le DJ lance quelques samples) les titres sonnent beaucoup plus "roots" et, nous transportent dans une Afrique pleine de gaieté et d’amour ; une Afrique qui exhorte la solidarité entre les peuples et chante les louanges de la paix.
Le duo puise aussi bien dans les sonorités africaines que dans le blues ou le rock’n’roll ; la voix de Mariam participe magnifiquement à cette évasion et Amadou nous a même gratifié de quelques solos lui rappelant sans doute l’époque où il imitait Hendrix à Bamako.
Les tubes s’enchaînent, de "M’bifé" à "La réalité" que tout le monde a fredonné cet été en passant par le refrain qui les avait fait connaître en France en 1998 "Je t’aime mon amour, ma chérie…". Rien de révolutionnaire mais leur musique a le mérite d’entraîner dans son sillage tout le public qui se surprend à se déhancher sur des rythmes colorés et sans frontières.
OscarTramor : Je décide d'écourter les charmes de la musique africaine pour une bonne place assise devant la scène des barriques, où j'imagine que cela va être la grande foule pour Nosfell. A mon grand étonnement très peu de monde... je me renseigne auprès de l'ingénieur du son, qui me dit complètement désabusé que Labyala s'est cassé une main et qu'il annule donc le concert... Le concert de la soirée, que j'attendais avec grande impatience et énervement, annulé, de quoi plomber le moral de la soirée...
Occidental de Fanfare et Rachid Taha : Découvertes.
OscarTramor : Direction la scène St Roch quelques minutes pour voir Occidental de Fanfare. Sur le chemin, j'apprendrais que les Tit'nassels ont annulé aussi, encore un groupe que je voulais voir en moins... Décidément ce n’est pas la soirée. Revenons à Occidental de Fanfare, ils sont une vingtaine, multipliant les instruments et les sonorités, qui se rapproche de la musique des Balkans, je dirais. Sympathique moment mais la feuille de parcours est bien remplie, la suite, c'est sur la grande scène des Sarmouneys.
De nombreux curieux se sont massés devant la grande scène pour découvrir Rachid Taha et sa bande. Je venais aussi par curiosité pour voir ce que pouvait donner celui qui a osé la reprise des Clash "Rock the casbah". Le coté oriental de la musique prend des airs de show rock en concert, agrémenté d’électro, il en résulte un mélange assez plaisant, renforcé par la forte présence sur le devant de la scène de Rachid. Un bon petit moment en attendant les descendants des Karpatt.
Karpatt : L’art de faire danser les barriques.
OscarTramor : Les 3 Karpatt sont sur la petite scène des barriques, qui leur sied à merveille de par le nom et la proximité engendrée avec le public. Ils démarrent calmement, les gens arrivent à l’écoute de chanson française matinée d’influence latino, et se laisseront aller à quelques pas de danses dès leur chanson phare "Soulève ta jupe". RV, Fred et Guets, tout heureux de se retrouver à Luxey, prennent le temps d’échanger quelques palabres avec ce public charmé, tout en n’oubliant pas les petits délires scéniques dont ils ont le secret. Un claquement de verre de vin face à une foule intrépide et c’est reparti pour la délicieuse prose de Fred menant sa troupe avec enthousiasme communicateur. Le déjanté RV nous expose fièrement sa contre basse, qui arbore un nouveau look (voir les photos).
1h et demie avec les Karpatt, c’est toujours le bonheur, et nombreux sont les convaincus par ce riche spectacle. Dixit leurs dires sur leur site officiel "Un régal, un public de feu, un site grandiose, un staff hors pair, rien à dire, on revient tous les ans à partir de maintenant !", assurément, ils n’étaient pas mécontent de leur 3 concerts landais, et nous non plus !
La Kinky Beat : Skaverdose.
OscarTramor : Mais pas le temps de s’attarder au milieu des barriques, sur la scène St Roch, les barcelonais de la Kinky Beat démarre leur show. Depuis le temps que j’en entendais parler, les quelques membres de Radio Bemba présent me laissaient présager le meilleur. Apparemment le guitariste surdoué Magyd ne fait plus parti du groupe, 1ère déception, connaissant le talent de celui-ci. Il reste Gérard aux fûts. Par contre on a droit à 2 chanteurs et une chanteuse survoltée, qui chantent en espagnol ou en anglais et qui réveillent le public à coup de nombreux "hey hey hey" appelant le public à sauter en rythme. Une détonante chanson rengaine façon "Mano Negra" remise au goût du jour "La Kinky Beat" en fil conducteur du concert rappelle les influences de la troupe si besoin en était.
L’énergie est bel et bien au rendez vous, mais il ne m’empêche de penser qu’il manque quelque chose pour que l’hystérie soit totale, sûrement l’overdose actuelle du ska, car il est vrai que le groupe n’apporte pas grand-chose à ce niveau, rien d’innovant. On passe certes un bon moment mais pas de souvenirs impérissables.
Le Peuple de l’herbe enchante la prairie des Sarmouneys.
OscarTramor : La foule des grands jours était au rendez vous pour accueillir Le Peuple de l'herbe, je suis toujours impressionné par la ferveur qu’engendre ce groupe autour de lui, preuve du talent des Lyonnais. JC001 avec son étonnant break beat y est pour beaucoup, sans aucun doute. Le concert passionne la foule en délire, la fusion électro/cuivre fonctionne à merveille, mais me laisse de marbre.
Il se fait tard, une petite tartiflette et un Sauternes glacé (que c’est bon ça !), je retrouve un peu de force. Hein Ju, ça requinque un homme, n’est ce pas ? Nous voila reparti pour aller voir les locaux sur la "sainte place rock".
La Replik : Les pirates sont de retour !
OscarTramor : La Replik, face a un public de connaisseur pour la plupart, eh oui, il est déjà prêt de 4h du matin ! Les fans sont donc au rendez vous, le groupe se devait d’être en forme pour tenir éveillée mais surtout active la foule présente.
La chanteuse déploie ses charmes et son énergie pour remuer les assoiffés, et les danseurs qui n’en demandait pas tant. Mais que voulez vous quand on est dans la Replik, c’est un devoir de tout donner pour transmettre son énergie et sa joie de vivre. Accordéon, guitare, banjo, violon, percus, contre basse, cuivres, autant d’instruments au service d’un punk acoustique du plus bel effet ! Les ardents défenseur de la St Roger (31 décembre, prendre de l’avance sur la gueule de bois du 1er de l’an) n’ont pas manqué leur rendez vous.
Un DVD est bientôt prévu, on en raffole d’avance. Les pirates sont de retour !
Samedi 13 août : La Rue nous appartient !
Sitôt arrivé sur le site, après une journée coup de soleil à Biscarosse, à l’entrée on fera la queue avec La Phaze qui vient juste d’arriver de l’autre bout de la France. Une rapide discussion et on file vers la scène des barriques pour voir Wally. Mais cette première tentative s’est avérée infructueuse, apparemment le public s’était préparé très tôt pour assister au one man show de l’aveyronnais et le son était beaucoup trop faible pour en apprécier toutes les subtilités de notre position … tant pis, on se rattrapera à la séance du dimanche, c’est promis.
Seb : un nom a retenir.
Djool : On se détourne donc de la scène des peupliers lorsque nous fûmes happé par une douce musique tout droit sortie d’un conte de fée, on s’attendait presque à voir des nymphes danser autour d’un satyre mais nul être aux pattes de bouc ne nous apparu, juste Seb .
Seb alias Sébastien Turpault à la sèche (anciennement auteur compositeur et interprète au sein du groupe "Quintette à claques") est accompagné sur scène de deux charmantes demoiselles qui jouent respectivement de la flûte traversière et du violon.
Seb distille une musique originale aux envolées lyriques qui lui confère un univers propre dans lequel il traite des problèmes quotidiens avec humour et une fausse pointe d’optimisme. L’utilisation d’instrument classique apporte fraîcheur et gaieté à une formation qui ne manque pas de dynamisme… On regrettera juste le manque de réceptivité du public.
Oshen : Marseille VS Paris mais dans la bonne humeur.
Djool : Oshen est composé de la chanteuse guitariste Océane, Julien Tamisier au piano et synthé et de Stéphane "Bouba" Lopez à la basse.
A première vue, ce petit bout de femme à l’aspect de garçon manqué nous apparaît fragile et on s’attend a une musique jazzy intimiste soporifique ; mais c’était sans compter sur celle qui définit son style comme du "cabaret-groove-chanson-qui-bouge".
En effet, Oshen déborde d’énergie et aime à mettre en scène ses titres ; ses derniers évoquent aussi bien les problèmes de "culples" que ceux du Don juan qui "oublie sa maman en baisant", nos petites manies et les effets de mode ; mention spéciale à"les Marseillais"qui se moquent forcément des parisiens. Vous pourrez d’ailleurs la découvrir en version live sur l’album. On se souviendra aussi d’un remarquable exercice de style très amusant sur une chanson "L’ABCDaire" où le jeu est de retrouver la lettre non utilisée de l’alphabet.
Cette "sociologue du plumard" comme l’appelle certains magasines "in" joue avec les styles, de la chanson acoustique au jazz en passant par l’électro pop, sans avoir peur de manier les mots crus.
Avec son humour et son sens inné du contact, on pourrait aisément la comparer à Linda Lemay ou à Jeanne Cherhal mais le mieux reste encore de la découvrir sur scène.
Le groupe sortira son 1er album Don Juan au mois d’octobre avec quelques titres live pour ceux qui l’auront raté en tournée.
Didier Super : L’anarchiste des mots.
OscarTramor : Je quitte un peu avant la fin Oshen, délaissant Ghis, Djool et Brahim. Après 2 mauvaises et pluvieuses expériences avec Didier Super, de nombreuses critiques en sa faveur m’ont poussé à une dernière tentative. Et bien m’en a pris car effectivement, j’étais complètement passé plusieurs fois à coté de son show.
Didier est hilarant si tenté qu’on accroche une oreille attentive et non distraite à ses dires. Son créneau est la provoc’ : on a droit à une critique acide des anarchiste bas de gamme (ceux qui ont une crête et un tee shirt anarchiste à 400 balles !), une moquerie de ceux qui reprennent ses chansons en cœur (il n’aime pas le karaoké !), une balle tirée sur Celine Dion (facile mais si bien fait)… Je me surprends ainsi que beaucoup de mes voisins à rire en continue, à chacune de ses interventions. Certes il ne sait pas chanter, il ne s’en revendique pas de toute façon, mais son spectacle est bien plus qu’un tour de chant.
De plus, il a résolu le problème de l’Espace Pin, à savoir que la scène soit trop basse, et que donc le public du fond ne voient rien, il s’est installé debout sur le bar au milieu de la scène, comme pour mieux s’immerger dans le public ! Bref un moment fort agréable mais surtout à mourir de rire. Je n’étais pas autant fendu la poire en concert depuis Nicolas Bacchus !
Mon cote punk : Les crêtes montent sur scène.
OscarTramor : Un rapide crochet vers le stand magret pour rejoindre la compagnie, et c’est l’heure de retourner pour la première fois ce soir sur la grande scène pour voir Mon coté punk, le fameux big band multi instrumental. L’album avait été la bande originale de mon printemps, il me tardait de retrouver la joyeuse communauté en plein air. Mourad, Dikes, Fathi, Loic Lantoine et Mike, ce n’est pas moins de 5 chanteurs qui viendront donner de la prose à tour de rôle ou qui se donneront la réplique.
Bien qu’appréciant tout particulièrement le groupe, j’ai trouvé un peu précipité leur passage sur la scène des Sarmouneys (la plus grande). Le public a répondu présent, mais je n’ai pas eu l’impression qu’ils réussissent à dominer et occuper pleinement les planches. Un sentiment accentué par le set traînant un peu en longueur. On a pu entendre, "Hong Kong", "Ca gratte", le prof’ d’anglais "Youssef", "Chausson d’amour", "Rois de rien", "Mon cote punk" en guise de final… Quasiment l’intégralité de l’album éponyme et même une de la Rue Kétanou "Rap'n'roll" a fait la joie des festivaliers.
Par contre j’ai eu l’impression que l’ensemble avait un peu perdu du coté bordélique et théâtral que lors du concert 18 mois auparavant, et qui faisait la marque de fabrique du groupe. Dommage. A revoir dans une salle plus à leur dimension.
Jamait : Au bar de l'univers le "titi parisien" distille ses vers avec émotion.
Djool : Direction la place du village, on ferme les yeux, flash back vers les années 50, de la musique s’échappe du bar, la foule s’attroupe autour de la buvette, la scène s’éclaire de pourpre, ambiance feutrée pour laisser apparaître Yves Jamait tout droit sorti d’un film de Godard avec son béret et son costume trois pièces.
Accompagné d’Hervé Faisandaz à la batterie, de Marc Descloitres à la basse, de Laurent Delort à la guitare et de Christophe Marozzi à l’accordéon, entre musette et jazz manouche, la formation nous entraîne dans leur univers fait de nuits blanches et d’histoires d’amours abîmées.
Le public se raccroche à la voix rauque et chargée d’émotion d’Yves, entre mélancolie et tendresse, comment ne pas avoir le poil qui se hérisse sur chaque refrain "D’adieu à jamais". Ici, pas de fausse note, l’homme colle parfaitement au tableau et n’en fait jamais trop, Jamait écrit et écrit bien, "C’est l’heure" ou "Dimanche" confortée par un accordéon omniprésent transpire le vécu.
Une prestation s’apparentant à une tranche de vie, des souvenirs nostalgiques à la gaieté des bals populaires, une bien belle rencontre.
Babylon circus : 10 troubadours dans les landes.
Claire : Mon côté Punk vient de terminer de jouer mais la foule continue à s’acheminer devant la scène… Personne ne veut rater cette troupe de 10 musiciens, drôles de voyageurs à la musique métissée pleine d’entrain, complètement survoltés au nom enchanteresse de Babylon, Babylon Circus mesdames et messieurs ! Préparez-vous à bouger ! "Que le spectacle commence !"
Et voilà nos 10 musiciens saltimbanques qui surgissent sur la scène… Jeu de lumière, mise en scène, tout y est, le public ne se trompe pas et les acclame. Tout devant au niveau des barrières de sécurité l’on sent la vague de folie qui traverse les rangs sérés des spectateurs : ça pousse tellement que je ne pourrais malheureusement pas rester. Mais surtout, seul bémol de la soirée, l’interdiction de slamer qui a pour conséquence que ceux qui se trouvent devant se prennent les coups de la sécurité et des slameurs malchanceux !
Enfin sur scène aussi c’est la folie, ils se donnent totalement leur ska-ragga-reggae-manouche nous entraînant avec eux pour faire de "La musique et du bruit". Bref instant de répit entre chaque chanson le temps d’une histoire et puis ça repart de plus belle, en français, en anglais, encore en français, les titres de leur dernier album "Dances of resistance" défilent sans oublier ceux de leur précédent !
Et voilà déjà le moment d’"Allumeur de mèche" : c’est en rang que tous ensemble ils entament la chanson mettant un terme à ce fabuleux concert…
Unique petit regret, cette fois-ci ils ne descendront pas dans le public jouer en instrumental
Luxey : rassemblement des 17 Hippies.
OscarTramor : Les 17 hippies attendent que la bandas "Sans soucis" en termine, mais ceux-ci ne l’entendent pas de cette oreille et poursuivent leur tapage nocturne sans écouter les sirènes de la musique des berlinois. Au bout de 5 minutes, enfin, ils comprennent le signal d’alarme !
Les 17 hippies peuvent enfin jouer sereinement, ils commencent calmement pour accélérer la cadence au fur et à mesure. Ils sont 12 sur scène cette fois ci, et chantent de plus en plus en français. Fruit de leur succès grandissant dans l’hexagone ? Cependant, la majeure partie de leur musique demeure instrumentale, et c’est donc au gré des multiples sonorités qu’on est invité au voyage en leur compagnie. On reconnaîtra bien entendu les restes de leur périple avec les bordelais des Hurlements d’Leo au sein d’Hardcore Trobadors, "La Piave" en allemand. Les HDL étaient d’ailleurs au Sziget festival en Hongrie au même moment. Baptiste vous racontera ! Une belle heure et demie à danser.
Rapidement, je vais voir la fin de La Kinky Beat sur la grande scène des Sarmouneys pour voir si mon impression de la veille est la bonne. On a droit à des samples ce soir, car l’ordinateur qui était en panne 24h auparavant a refait surface, ils ont toujours autant la forme sur scène, mais cela reste banal. Je patiente, je repose mes jambes en attendant La Phaze en dégustant une soupelette et en écoutant Monique la mouche, les fameuses toilettes hygiéniques et naturelles avec un DJ sur le dos !
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La Phaze : L’embardée fatale !
OscarTramor : Il est prêt de 3h30 quand les 3 musiciens montent enfin sur scène, la foule est encore présente malgré l’heure plus que tardive. Je ne sais pas ce qu’ils ont fait aux organisateurs des festivals mais ils se retrouvent toujours à l’affiche en milieu de nuit, voir au petit matin. Enfin c’est l’occasion d’une dernière embardée avec ces fous furieux.
Damny et Arnaud ont du boire des hecto litres de Reb Bull et consort pour tenir cette si grande scène avec autant de poigne et d’énergie car dès les premiers accords, les voila la traversant sans cesse en courant ou sautant selon. Ca doit être l’effet La Phaze car il en est de même sur chacun de leur passage !
Le public est aux anges, épuisant leurs dernières forces devant ces dynamites prêt à exploser que sont leurs chansons. La part belle est faite au récent "Fin de cycle", sortie en juin dernier : "Scott", "Dernier assaut", "Nouveau défi", "Dangerous dub"inspiré par Hiroshima, "D&B show", "Inside my brain", "L'embardée fatale", "Rude boy" mais aussi de leur précèdent album : "RAS", "Nervous health", "Punglist"… Autant de brûlots politisés mais terriblement dansants.
La gouache de ces 3 bonhommes est vraiment surprenante. 1h de show plus tard, on se laisse une dernière fois portés par les rythmes infernaux des 2 reprises des Clash "Police on my back" et "I fought the law", avec quelques punks qui les rejoindront sur scène Mourad et Loic Lantoine, improvisant à loisir pendant les chansons.
Le show des agitateurs, mais musiciens avant tout, aura duré 1h15. Largement de quoi extraire la moindre force qu’il nous restait en fin de soirée. C’est titubant de fatigue que je rentrerais à la tente rejoindre les 3 qui n’ont pas réussi à tenir le coup jusqu’à pas d’heure !
Sur le chemin de retour, je passerais rapidement devant Les Lutins Géants, qui, devant un public de fan, amènera les derniers résistants jusqu’au petit matin. Encore de la chanson tirant vers le ska, je trace ma route.
Dimanche 14 août : Régime maximum.
Un petit pic-nic au bord de la plage, une sieste bien méritée, une rapide partie de boule, et l’on est fin prêt pour attaquer la dernière ligne droite du festival (pour nous).
Début de soirée théâtral : Compagnie Hervé Maigret -"Les cadors", Les trois points de suspensions…
Brahim : Un des spectacles les plus originaux du week-end, sur la scène de la cour des Sarmouneys, deux hommes se retrouvent autour d’un juke-box et le spectacle démarre de manière quasi instantanément. Les deux artistes ne dialoguent pas et enchaîne les danses, les chansons sont assez Rock’n’roll, un rock des années 80-90. Pendant ce show, de brèves histoire de vie sont mise en scène au gré de la musique. Pendant ¾ d’heure nos deux danseurs donnent tous ce qu’ils ont, ce spectacle est une vraie prouesse physique, les musiques s’enchaînent à un rythme effréné avec des chansons très éclectique, le public se prend bien au jeu et une communion se crée. Vraiment un spectacle très inédit, jovial, entraînant, à voir sans modération.
Interpellé par les applaudissements incessants qui émane autour d’une troupe nous nous approchons rapidement du Carrefour, un conteur et trois échassiers surplombent tous ce petit monde, les gens arrivent en masse et s’agglutinent autour d’eux. Une représentation très bien ficelée avec une histoire qui tient en haleine, des échassiers qui maîtrisent pleinement leur art et très amusant.
En ce qui concerne l’histoire de ce show M.Baryton, un dompteur venant du fin fond des Balkans et de ces trois échassiers se donnent en spectacle sur les ordres, ou les cris du premier qui rythme les activités des trois autres personnages, mais voila très vite on ne sait plus qui commande qui ? A voir absolument.
Josem : Un orchestre symphonique qui tire vers la fanfare.
OscarTramor : Préférant aller découvrir le JOSEM dans l’église du village, je laisse les 3 lascars se diriger vers le spectacle des 3 points de suspensions.
Le Jeune Orchestre Symphonique de l’Entre 2 Mers s’est fait connaître sur la chanson "Monsieur perd ses copains" des Ogres de Barback, et a posé ses valises estivales depuis quelques années à Luxey à chaque édition. Ils sont une soixantaine et sont dirigés de main de maître pour un répertoire s’étendant du plus classique aux plus diverses musiques du monde, allant même jusqu'à officier dans la gigantesque Banda.
Le son particulier des églises est un réel plaisir pour les auditeurs très attentif et se lâchant à de grosses acclamations entre les morceaux. "Hasta siempre" conclura en beauté ce moment à part dans le festival.
Bombes 2 bal : Luxey a aussi ses drôles de dames.
Ghis : Après ces drôles d'acrobates (Trois points de suspensions), on se presse sous les platanes pour participer au bal organisé par les joyeuses toulousaines des Bombes 2 bal.
Dés les premières notes, le public est nombreux et brûle d'impatience de se déhancher sur cette musique mêlant occitan et rythmes brésiliens; on retrouvera d'ailleurs Heleño dos Oïto Baixos en invité.
Pour ceux qui ne connaissent pas ces drôles de filles, les b2b c'est avant tout 3 voix qui distille un cocktail explosif mais aussi un accordéon et des percussions; leur 1er album "Danse avec ta grand mère" fait valser les étiquettes ; les styles et les générations se mélangent sur fond de forro.
Sur scène, leur message est clair : "faire danser", le groupe est d'ailleurs accompagné d'un couple de danseurs qui se mêle à la foule pour des démonstrations invitant par la même le public dans des rondes endiablées ; que ce soit en couple ou à plusieurs. Les b2b ont encore une fois réussi en entraîner aussi bien les grands que les petits, les jeunes comme les moins jeunes et tout le monde reprend en coeur leur refrains faussement légers ; cette ambiance festive nous ramène vraiment à celle des fêtes de village.
Marcel Amont : Un tout autre public à Luxey.
Brahim : C’est dimanche en fin d’après midi et je vais jeter un coup d’œil en compagnie d’OscarTramor sur la scène des barriques, une scène avec places assises (heureusement) car le public qui s'est rassemblé en masse est essentiellement composé de jeunes "retraités". Quelques jeunes qui se sont égarés par mégarde lors de leur recherche d’un débit de boisson, et de quelques curieux.
Le spectacle de Marcel Amont est bien rôdé (normal quand on a 50 ans de carrière derrière) et son public ravi réagi au quart de tour au moindre calembour de celui qui se considère comme un clown. Les chansons se succèdent sans baisse de régime (pas très élevé non plus), mais pour être honnête le spectacle de Marcel Amont est plus travaillé que quelques groupes montant. Marcel nous a même gratifié d’une cascade qui a failli mal tourner, montant sur sa chaise pour la faire tomber, d’un pas mal assuré. Qui aurait cru qu’on aurait un jour assister à un spectacle d’un revenant ?!
Sans additif : Apéritif reprisé et musical.
Djool : Comme tous les jours, on s'arrête boire une bière devant les Sans Additif; y'a décidemment qu'à Luxey qu'il nous ait donné l'occasion de pouvoir profiter des artistes plusieurs fois dans le week end.
Le groupe est constitué de Laurent Turpault au chant et à la sèche et de Nicolas Lescombe à l'accordéon et à la clarinette. Issus du JOSEM, ils évolueront dans des univers musicaux différents, rock funk, musique tzigane, chansons françaises avant de se retrouver en 2001 pour faire revivre les standards à leur sauce. Et le moins que l'on puisse dire c'est que ça fonctionne, le public, de tout âge, participe sans se faire prier à leur délire musical.
Sur scène, ils reprennent aussi bien les chansons d'Edith Piaf que des titres plus récents comme Téléphone ou Au p'tit bonheur ; tous les titres sont arrangés et remixés avec énergie, ainsi on a eu droit à une version ska de "La java bleue" et mention spéciale a la version reggae d'"A la claire fontaine".
En ce vendredi après midi, on sent bien que le groupe joue 5 heures par jour depuis 3 jours, Laurent a la voix légèrement affaiblie mais qu'à cela ne tienne, le public choisi ses titres et joue parfaitement son rôle en entonnant des refrains tantôt nostalgiques tantôt enivrants.
De nos jours, il y a de plus en plus de groupes qui s'essayent à cet exercice, des Croquants aux Castafiores en passant par un certains Patrick, il n'y a donc ici rien de révolutionnaire mais ce soir comme les autres après-midi, le public s'est régalé et applaudi chaudement ces deux artistes.
Florent Vintrigner enchante l’espace pin.
OscarTramor : Après la fraîcheur et la simplicité de "Sans Additif", c’est au tour de Florent et sa bande d’enchanter Luxey. Barry, Jean Louis et Florent arrive sur scène en passant par le public, prenant le temps de discuter avec certain. En voilà qui ne se prennent pas la tête avec les conventions. Je rappelle quand même que Florent est l’un des 3 chanteurs et l’accordéoniste de La Rue Kétanou.
La chanson est à l’honneur mais n’a pas grand-chose en commun avec celle des 3 troubadours défenseur des rues pour notre plus grand plaisir. On n’en attendait pas moins de ces talentueux musiciens. Bien sur on retrouve la chaude voix de Florent mais au service d’une musique tzigane. Les textes se font plus légers : une tirade sur le mariage (ou est donc passé l’alliance ?), sa femme qui râle car son mari est de sortie, un bout de voyage…
Florent prend le temps d’expliquer ses chansons et de présenter ses musiciens, le doué guitariste Barry Jones, qu’il a rencontré dans un avion en rentrant du Québec. Celui-ci a fait ses classes au Canada, en Espagne, en Angleterre et maintenant en France, c’est dire le melting-pot musical auquel il nous convie. Jean Louis quand à lui manie avec dextérité la contre basse.
Florent invite sa jolie femme Zsuzanna Varkonyi, on remarque à l’instant qu’elle assistait au concert depuis le public. Elle jouera une fort belle chanson rom, pendant que son mari la dévorera des yeux au sein de la foule. Il faut absolument que j’écoute plus attentivement ce qu’elle fait car c’est vraiment magnifique.
Il y a bien qu’à Luxey qu’une telle proximité avec les artistes s’installe aussi facilement, sincèrement et spontanément.
1h30 de concert et quelques voyages plus tard, on est complètement convaincu que ce dernier en solo avec ses nouveaux musiciens a de beaux jours devant lui. Ils cherchent d’ailleurs un nom, si vous avez des idées !
Banda Municipal de Santiago de Cuba et Richard Bohringer : Interlude découverte.
OscarTramor : Les musiciens de Compay Segundo se sont regroupé au sein de la Banda municipal de Santiago de Cuba pour produire au 4 coins du monde leur musique cubaine. Contrastant avec le reste de la programmation, la trentaine de musiciens charmera le public avec ses rythmes chauds et dansants. Une célèbre reprise de cet "hymne" cubain "Guantanamera" sera jouée pour parfaire la prestation.
Richard Bohringer et son groupe Aventures nous fera passer un agréable moment musical, une guitare bluesie, des rythmes électriques, de jolies mots, une voix chaude et sincère, je n’en attendais pas tant de ce vieux Richard. Une sympathique surprise que réserve toujours chaque édition de Musicalarue.
Wally : Tout est relatif sauf son talent.
Djool : L'ayant raté la veille, on laissera OscarTramor avec l'orchestre cubain pour nous installer tranquillement devant la scène des peupliers.
En quelques minutes, les estrades sont remplies ainsi que le devant de la scène et les cotés, bref plus moyen de s'éclipser discrètement. A 1ère vue, le public a l'air constitué d'habitués, ce qui se confirmera plus tard.
Wally arrive sur scène, seul avec tout son attirail, mais attention à ne pas se fier à ses airs de "petits gros en salopette", l'homme ne manque pas d’énergie pour distiller sa vision souvent caustique mais toujours humoristique de notre société et de ses travers.
Ne vous attendez pas ici à un concert académique avec un set parfait et des chansons qui s'enchaînent sans la moindre intervention de l'artiste, ici, et pour notre plus grand bonheur, Wally met avant tout ses textes en situation avant de les chanter. Wally manie aussi bien la guitare que l'accordéon ou le piano , entre acrobaties, gags, télé achat, Wally fait son show, à la fois drôle et sarcastique, il reste néanmoins "positif".
Il côtoie tous les styles, de la chanson française, au rap en passant par la comédie musicale et ce hilarant "Pourquoi as tu choisi ce caddy?", il se permet même de mettre en musique le courrier des lecteurs d'un certain magazine TV. De petits conseils à méditer "Ne demandez jamais à un hérisson de vous aider à traverser la route" en invention saugrenue "La bombe lacrymogène faite maison", Wally nous a offert un spectacle interactif conclu par un non rappel de 28 chansons courtes (et oui, ceux du samedi n'en ont eu que 27).
Mon conseil : signez tous la pétition pour l'abolition de la flûte et venez voir ce monsieur bourré de talent.
Smooth : Détente sur des rythmes chauds et électro.
OscarTramor : Encore une belle découverte dans l’Espace pin. Smooth, que je n’avais jamais entendu parlé d’eux auparavant, si ce n’est par la présentation du guide du festival.
Je me laisse donc tenter pendant que le reste de la tribu rigole avec l’aveyronnais. Exercice difficile que celui de décrire la musique de Smooth, je dirais post jazz, saupoudré d’électro, je ne sais pas si ce terme existe, mais il leur sied à merveille. Les chansons se font longues pour mieux installer l’atmosphère lounge qui se dégage de leur prouesse instrumentale, car il n’y a que peu de chant.
C’est une véritable ambiance posée, calme, parfois tendue qui s’offre à nos yeux ébahis et à nos oreilles. Une heure rêveuse avant le déluge électrique qui suivra plus tard dans la soirée. A écouter en cd pour confirmer la très belle prestation entendu ce soir là.
Camille : Entre la rançon du succès et les méfaits de l’alcool.
Brahim : C’est le spectacle que j’avais le plus envie de découvrir, vers 23h30 sur la scène St Roch, le public se regroupe et le premier constat n’est pas positif, on se retrouve très vite serré comme des mouches et le moindre changement de position doit être très étudié au préalable.
La vedette arrive enfin sur scène, le spectacle peut commencer, encore une fois le constat est négatif car le public est vraiment trop nombreux, l’artiste est déjà victime de son succès, les personnes quittent les lieux en râlant et malgré cela la scène est toujours pleine. On ajoute également un problème de son car entre l’artiste qui se trouve sur scène et moi, se trouve une flopé d’alcoolique dont le principal souci (pendant 4 chansons) est de savoir pourquoi les vigiles de l’entrée leur ont pris leurs bouteilles, sans mauvais jeu de mot, c’était vraiment soûlant.
Tous ces problèmes m’ont conduis à lâchement abandonné le spectacle, pour y revenir un peu plus tard et me rentre compte que le constat n’a pas changé. C’est dommage car j’avais vraiment envie de découvrir cette artiste sur scène, ce n’est que partie remise.
Romain Humeau : Résurrection rock.
Djool : Premier constat, le nom de Romain Humeau ne fait pas déplacer les foules, en effet la scène des Samourneys est tristement vide mais qu'à cela ne tienne, ce retour aux sources ne trouble en rien le leader charismatique du groupe Eiffel qui débute son concert par une rapide présentation ouvrant sur un concert plein d'énergie.
De "Beauté du diable" à "S'enflammer", tous les titres de l'album s'enchaînent parfaitement et même si le public n'est pas très réceptif , le groupe semble heureux d'être là, Emiliano et Joe sont surexcités ; Romain nous gratifie même de poses "cantesques" sur chaque riff rageur.
Grosse déception sur "L'éternité de l'instant" qu'on attendait comme titre phare du concert et qui malheureusement n'atteindra pas nos espoirs, mais cette sensation est bien vite atténué par une version survoltée de "La mort sifflera trois fois", le groupe se déchaîne, l'ambiance est électrique et même si on ressent d'emblée les influences de Romain (Noir Désir, Pixies) le groupe se forge ici sa propre identité avec un son puissant et sincère.
A noter en rappel la reprise de "Gloria" (déjà reprise par U2 et Noir Désir) et "Tu restes mon ami" chanson cachée de l'album. Ce soir, Romain nous a offert un concert sublime ; on aurait aimé que l'instant soit éternel ... une vraie claque.
Mass Hysteria : Les guitares rageuses s'invitent à Musicalarue.
OscarTramor : De nombreux fans se sont massés devant la grande scène des Sarmouneys pour voir le seul groupe issu de la scène métal du festival. Mass Hysteria est attendu de pied ferme dans la cité landaise, et ce n’est pas l’heure taquinant le milieu de la nuit qui va les refroidir. Ils sont venus en conquérant !
Ils attaquent fort avec "Attracteurs étranges". Stéphane le bassiste s’inquiète pour le genou de Mouss en pleine rééducation mais rien ne peut arrêter le chanteur ce soir. Il s’extasie sur ce festival que tout le monde encense par son éclectisme et sa jovialité. Il a une forme incroyable, et une énergie prête à tout dévaster. Les autres musiciens ne sont évidemment pas en reste.
La setlist continue sa mutation permanente de concert en concert, et bien que les nouveaux morceaux soient mal accueillit par le "bête fan", la vigueur des Mass pour les défendre finira par convaincre quasiment l’unanimité de la foule. Et ils déploient les gros moyen, la setlist est vraiment hallucinante "P4" (énormissime), "Knowledge is power", "Intérieur a revoir", "La permanence", "Mass protect", "Contraddiction", "Poison d'asile", "Zion", "Attracteurs étranges", "L'emo clef", "Fausse route", et bien sur le final "Respect to the dance floor" et "Furia" explosif. Il ne manquait guère que "Millenium appauvri", "Aimable à souhait", ou "L’effet papillon" pour que le bonheur soit total.
Un vaste nuage de sable décollera du sol pour se rebeller devant l’acharnement du public à le piétiner, s’infiltrant dans le moindre de nos orifices, je vous dit pas comme la douche était appréciable le lendemain. Malgré cela, rien y fait, la musique des Mass Hysteria nous attire tel un aimant sur le devant de la scène pour un bénéfique et survolté défoulement.
Certainement l’un des meilleurs concerts du festival.
As de trèfle et La Varda : Fin de soirée festive.
OscarTramor : Une patate savoyarde, une bière, voilà le cocktail qu’il me faudra pour tenir le coup jusqu’au début du concert d’As de trèfle. Ils ont très certainement été gavés à forte dose par la musique de Louise Attaque, mais l’ensemble demeure frais et très plaisant. Notamment leur tube "Je n'ai pas vu le temps passer", qui est très entraînant, on retient aisément le refrain, on le chante avec eux.
Le violon se fait tour à tour joyeux ou mélancolique mais toujours dans une ambiance des plus festives. La foule tourne à je ne sais quoi, mais a une pêche étonnante à plus de 4h du matin, il est vrai que les musiciens ne lésine pas sur leur force pour remuer l’ensemble. Ils ont sortis un live récemment, j’essaierai de réécouter tout cela, moins fatigué.
La scène St Rock est sur mon passage, je me laisse happer quelques minutes par les sonorités orientales de La Varda. D’instrumentales, les chansons sont désormais portées de plus en plus par des paroles, distillées avec ferveur par Kif (aussi chanteur des Croquants). C’est un voyage en roulotte qui nous accompagnera jusqu’au pays des rêves.
Musicalarue : Bilan de la 16ème édition.
C’est encore une fois une ambiance fête de village qui nous a accueillie pendant 3 jours dans la petite bourgade landaise. L’année passée m’avait marqué par cette atmosphère unique qu’il y règne, elle n’a pas disparue cette année. La programmation, bien qu’un peu en deçà de la 15ème édition, resta fort attirante, et extrêmement variée.
L’éclectisme et la proximité avec le public sont le leitmotiv de l’organisation. Ce n’est pas rare de croiser les groupes dans les rues, assistants aux autres concerts (Karpatt, La Phaze, les Bombes 2 bal, La Banda cubaine…).
La durée et la multiplication des concerts sont toujours un réel atout face aux autres festivals plus attirés par le bénéfice que par le plaisir de ses festivaliers.
Quelques points négatifs par contre, l’ignorance des bénévoles concernant les lieux du camping, ou de la billetterie, la petitesse du camping et son emplacement lointain, il était bien mieux placé l’année dernière sous les pins.
Mais ce ne sont que de minimes défauts comparés aux nombreuses joies que procure ce festival hors du commun. Ce que confirme les groupes présents à l’unanimité.
Une bien belle soirée était aussi au programme le lundi 15 août avec Louise Attaque, Louis Bertignac et Edgar de l’est mais les réalités du monde impitoyable du travail en a décidé autrement…
Le meilleur festival du monde, je vous dis !
Merci aux photographes : Claire, Brahim et OscarTramor (de gauche à droite, des plus belles au plus moches !)
Merci à Carlos, Djool, Claire, Ghis et OscarTramor pour les chroniques ainsi que KSK Eguienta et la Grande Impératrice, fidèles lieutenantes de Claire.
Merci à ceRf pour son dico magique.
Merci aux organisateurs, aux bénévoles... sans qui la fête serait moins folle.